Non, manger bio ne coûte pas cher ! Je vous explique pourquoi.

Vous aimeriez manger bio pour votre santé, mais vous vous laissez rattraper par cette idée encore trop répandue que le bio est hors de prix, et donc hors de votre budget ?

Je vois venir les septiques qui se hâteront de me dire que la terre est de toutes façons polluée, que le « zéro » pesticides n’existe pas aujourd’hui, et que manger bio ne sert donc plus à rien. Nous n’avons jamais été autant exposés à autant de pollution qu’à notre époque, c’est un fait. Alors pourquoi en rajouter précisément ?

pourquoi manger bio

L’agriculture biologique sera pourtant toujours supérieure.  Même si des parcelles conventionnelles sont proches de parcelles cultivées en bio, les fruits et les légumes ne seront pas arrosés à longueur d’année ! Ils puiseront dans un sol grouillant de vie bien plus de nutriments, et ils n’absorberont pas par leurs racines une quantité aussi importante d’engrais chimiques et de pesticides. Car ceux là ne partent pas en lavant la salade, ils sont stockés au coeur de la plante !

Il me semble important de réaliser que manger bio = manger de la nourriture. De la nourriture pure à l’état brute, comme celle qu’on connu nos grands-parents dans leur jeunesse. Dans les années 60 les ménages consacraient environ 40% de leur budget à l’achat de nourriture. Aujourd’hui cette obsession du discount et du pas cher nous a aussi fait perdre de vue le vrai coût des choses.

Ça devrait être à l’agriculture conventionnelle de préciser en toute transparence la liste des produits qu’elle utilise, pas au bio de payer des certifications pour prouver qu’elle n’en utilise pas… C’est un raisonnement absurde.

Bien-sûr le coût pour produire de la nourriture bio est plus élevé de façon générale, parce que ça exige plus de main d’oeuvre et donc plus de charges sociales. Mais laissez-moi donc vous expliquer pourquoi ce n’est pas forcément cher de manger bio, et comment la facture peut être autrement plus lourde si vous décidez de ne pas vous y mettre.

Bien-sûr je ne parle pas ici de personnes en situation de lutte pour leur survie, mais bien de personnes comme vous et moi qui sont, chaque mois, amenées à faire des choix pour gérer au mieux leur budget.

 

 

1) Ne confondez pas prix du bio et prix du contenu de votre panier !

Combien de fois je me suis retrouvée face au regard interrogateur, voire réprobateur, de gens à une soirée quand j’ai dit que je mangeais bio. « Oui enfin le bio c’est un budget » !

Et ces préjugés me font souvent bouillir à l’intérieur parce que je peux être quasi sûre que le bio n’est jamais le problème. Dès qu’on creuse un peu on réalise vite que c’est ailleurs que ça coince : biscuits, pots de confiture, fromage, plats préparés, céréales, desserts…

Il est évident que passer d’une alimentation industrielle classique à une alimentation industrielle bio coûte une fortune !

 

 

réduire son budget courses

 

Ce sont les faux aliments qui coûtent cher, pas le fait de manger bio.

 

Le secret derrière tout ça, c’est qu’il existe une « bonne », et une « mauvaise » manière de manger bio.

1. La mauvaise consiste à transposer sans se poser de questions tous ses achats ordinaires et de tout acheter à l’identique en bio : conserves, céréales, produits préparés, charcuterie, yaourts et produits laitiers, céréales, biscuits, confitures, barres de céréales, pizzas, viande à chaque repas, boissons sucrées, sauces…A ce stade les gens comparent évidemment prix à prix, et il est évident qu’une alimentation industrielle préparée à partir d’ingrédients biologiques est juste hors de prix !

 

2. La bonne serait de revoir l’ensemble de son alimentation pour viser l’alimentation « vraie », c’est à dire basée sur les besoins réels de notre corps pour être durablement en bonne santé. Et cela se résume globalement à :

  • de l’eau filtrée ou de l’eau de source (je vous parle de l’eau plus en détail dans cet article Les 5 meilleures astuces belle peau qui se passent derrière les fourneaux)
  • une grande quantité de bons gras (huile d’olive pressée à froid, de coco, de sésame, ghee, avocats, noix, graines, oeufs, poissons gras bio ou sauvage, viande de pleine air…)
  • une part belle de légumes (légumes à feuilles vertes en majorité, et autres légumes de toutes les couleurs)
  • quelques fruits et tout particulièrement des baies (myrtilles, framboises, groseilles, mûres, groseilles)
  • quelques amidons faibles comme la patate douce, le sarrasin, le quinoa (contrairement aux féculents classiques qui sont en fait des sucres)
  • un petit peu de légumineuses
  • de temps à autre éventuellement quelques bons sucres complets riches en nutriments comme le miel, le sirop d’érable, le sucre de coco complet ou la mélasse.
  • Bien-sûr on peut on ne se gêne pas sur les épices, et on peut se permettre du bon cacao sans sucre, et des supers aliments comme les algues, l’herbe de blé ou les graines germées !

Pour en savoir plus sur l’impact réel des aliments sur le corps et l’esprit, allez lire mon article phare La vérité sur la dépression, ce cadeau (selon le Dr Kelly Brogan)

 

pourquoi-manger-bio

 

2) Manger bio n’est pas cher parce que c’est bien plus nourrissant.

Manger bio, en plus de protéger évidemment d’une intoxication quotidienne de produits chimiques  c’est s’exposer à beaucoup moins de carences sur le long terme. Et on sait qu’aujourd’hui notre population, même si elle surconsomme de la nourriture, est ultra-carencée.

 

Quand on a peu d’argent, et que l’on réfléchit, on a très vite compris que le rapport qualité prix est nettement à l’avantage du bio.

Mère de 5 enfants et obligée de les élever financièrement seule, j’ai très vite compris qu’il est plus économique pour moi de les nourrir en bio ! …

On mastique mieux et on mange moins car les aliments sont complets.

Mieux nourri, on ne grignote pas ; on n’a donc pas besoin d’un en-cas.

 

France Guillain, Manger bio, c’est pas cher.

 

 

manger bio pas cher

 

Plus de vitamines et de minéraux dans le bio

On estimerait aujourd’hui qu’une pomme issue de l’agriculture conventionnelle contiendrait 4 fois moins de vitamines qu’une pomme des années 50. En principe en agriculture biologique les sols sont plus riches, car moins appauvris par les pesticides et les fongicides (qui tuent toute forme de vie par définition). C’est encore plus vrai quand on a la chance de trouver des fruits et légumes biodynamiques.

Et pour avoir travaillé dans le milieu du vin, je peux en témoigner. Les vignes en agriculture conventionnelle industrielle sont la plupart du temps aseptisées. La terre y est compacte et dure. L’eau stagne en surface en cas de pluie soudaine car le sol n’est plus perméable. Pas d’herbe ni de vers ni de papillons. Rien.

Tout part du sol

En agriculture biologique et en biodynamie, c’est déjà autre chose. Le sol respire et grouille de vie, souvent on s’enfonce dedans avec nos bottes. La marque du terroir est bien plus prononcée dans le vin, car la vigne a pu aller chercher des nutriments dans un sol vivant. Pas étonnant que les vins biodynamiques remportent souvent les dégustations à l’aveugle.

La concentration en nutriments des fruits et légumes biologiques est à la fois la cause et la résultat. Comme la plante doit se défendre toute seule elle développe plus de nutriments pour être plus résistante, et comme le sol est vivant la plante peut puiser des nutriments dans le sol.

D’ailleurs il est facile d’observer que les fruits et légumes de l’agriculture conventionnelle sont plus gros mais qu’ils sont comme « gonflés », parce qu’ils contiennent essentiellement…de l’eau. ce qui revient à payer pour du vide.

 

 

manger bio pas cher

 

Ce n’est pas le prix au kilo qu’il faudrait comparer…

Souvent les gens font l’erreur de comparer ce qui n’est pas comparable : le prix au kilo entre une agriculture industrielle intensive et le prix au kilo d’aliments issus de l’agriculture biologique.

Evidemment le bio parait souvent plus cher (encore que ce n’est vraiment pas toujours le cas, vous pourriez être surprise) en se basant sur cet unité de mesure. Mais comparer de cette façon, c’est comparer ce qui n’est pas comparable…

Pour refléter la réalité, le prix devrait mettre en évidence le résidu à sec de nutriments au kilo. Avec un tel indicateur, tout le monde serait absolument scandalisé du prix de l’agriculture conventionnelle ! Et plus personne ne trouverait le bio cher.

C’est le fait de se remplir l’estomac avec du vide qui fait que notre corps réclame toujours plus de quantité de nourriture, à nos frais évidemment.

 

 

3) Ce n’est pas cher du tout de manger bio quand on regarde la facture globale

Mon ami Arnaud vit aux Etats-Unis, où vous connaissez sûrement le coût du système privé des assurances de santé (A titre indicatif, une couverture santé revient environ à 250-350 dollars par mois pour une personne de 30 ans si vous n’avez pas un super job qui vous offre en partie cette couverture)

Il y a peu de temps lors d’un passage en France il m’expliquait qu’il avait fait un réajustement alimentaire et qu’il s’était mis, lui aussi, à manger « vrai » : de bons gras végétaux et animaux, des légumes, un peu de fruits et quelques amidons faibles. En voyant les résultats sur sa santé physique et mentale, et sur celle de sa femme, il n’en revenait pas.

 

 

budget alimentation bio

 

 

Depuis voilà la philosophie qu’il a adopté :

« C’est très simple Camille, quand j’achète un aliment sain qui est bon pour mon corps, je divise le prix par deux dans ma tête.

Logique, ça va m’épargner un tas de frais cachés à l’avenir. C’est de l’investissement sur le long terme.

Mais dès que j’achète de la « junk food »ou des aliments de mauvaise qualité, eh ben je multiplie par deux le prix dans ma tête.

Parce que je tiens compte de toutes les dépenses « cachées » que ça peut entraîner : compléments alimentaires pour compenser les carences, médicaments, examens… »

Mon ami Arnaud

 

 

Même si nous avons la chance d’avoir la Sécurité Sociale en France, bien des dépenses de santé pourraient être limitées si plus de gens prenaient soin de leur corps en  consommant -entre autres choses- de la nourriture bio. Ce coût social est évidemment répercuté sur le contribuable, donc sur nous.

Les mutuelles privées prennent aussi de plus en plus de place dans la prise en charge des dépenses, et il serait donc temps de prendre davantage la responsabilité de sa propre santé.

Et c’est sans compter la baisse de productivité au travail quand on ne donne pas le bon carburant à son cerveau ! Quand on est à son compte, croyez-moi ça peut très vite chiffrer.

 

manger bio petit budget

4) Les bons réflexes pour manger bio sans payer trop cher

  • Privilégiez toujours les aliments bruts et non emballés : vous ne paierez pas les coûts d’emballage ou de marketing
  • Lâchez-vous sur le rayon vrac : vous aurez enfin la possibilité de n’acheter que ce dont vous avez besoin, et donc de limiter le gaspillage ou ces euros superflus que vous auriez dépensé dans un paquet entier pour réaliser une seule recette.
  • Réservez les produits laitiers pour de grandes occasions (ils ne vous veulent pas de bien) et limitez viande et poisson. Privilégiez par exemple de bons oeufs fermiers nourris aux céréales.
  • Optez pour les aliments les plus locaux et les fruits et légumes de saison : des noix de Grenoble sont bien moins chères que des noix du Brésil ou des noix de cajou, les courgettes coûtent une fortune en dehors de l’été, mais le prix des myrtilles est super intéressant en mai et juin par exemple.
  • Prenez l’habitude d’intégrer plus de gras de qualité dans vos repas (voir partie 1), dès le matin : contrairement au sucre et aux féculents, ce vrai carburant vous assurera de tenir toute la journée sans avoir besoin de snacks. Vous serez rassasié avec de plus petites assiettes plus riches et plus nutritives
  • Une fois que vous avez testé un aliment et que vous êtes sûrs de l’apprécier, achetez-le en grande quantité : gros pot de ghee, bidon d’huile d’olive de 5l, gros pot de cacao en poudre ou de concentré de tomate. Sur le coup ça fera un peu monter la facture mais vous serez largement gagnant sur la durée (les différences sont parfois impressionnantes)
  • Congelez vous-même vos légumes en saison : haricots verts, courgettes, brocolis…
  • Faites vos condiments maison : gomasio et omegasio sont des mélanges de graines (sésame, graines de courge, graines de lin…) et de sel broyés qui sont très simples à fabriquer en un tour de mixeur (moins d’une minute). Vous pouvez découvrir ma recette d’omegasio et beaucoup d’autres recettes de condiments ultra-faciles et gourmands dans mon programme Rayonner par l’assiette. A eux seuls ces condiments peuvent rehausser des courgettes vapeur avec du riz blanc et en faire un repas sain et savoureux.
  • Cuisinez les fanes de légumes et la peau : fanes de radis et fanes de carottes font des merveilles en soupe et en omelette, ou même en pesto ! (Plein de recettes dans Rayonner par l’assiette) La peau des patates peut être mangée ou transformée en chips au four. Avec le bio on ne jette rien car la peau n’est pas traitée, on y trouve même parfois plus de vitamines que dans la chair des légumes.
  • Adhérez à une coopérative : vous pourriez récupérer un pourcentage sur vos courses sous forme de « dividendes » en fin d’année
  • Demandez à votre magasin les jours où ils écoulent les rayons (souvent avant le week-end) : c’est l’occasion de profiter de belles remises sur les fruits et les légumes

 

manger bio sans payer cher

 

 

Manger bio : pas si cher que ça en fin de compte ?

Après la lecture de cet article, êtes-vous convaincue vous aussi que manger bio n’est finalement pas aussi cher qu’on le dit ?

Il suffit de considérer les choses sous le bon angle, et d’accepter que dans votre panier de courses plusieurs postes de dépenses vont fusionner : budget pharmacie, médicaments, compléments alimentaires, produits de beauté…Votre façon de compter doit donc évoluer elle aussi si vous vous engagez à manger bio sur la durée.

N’oubliez pas que c’est le type d’articles que vous mettez dans votre panier qui déterminera le prix que vous allez payer à la caisse, pas le seul fait que ce soit bio ou pas.

Et inutile de dire que le goût du bio de bonne qualité est incomparable Les tomates anciennes multicolores n’ont rien à voir avec celles qui sont bien lisses et gorgées d’eau et de pesticides.

Surtout donnez-vous du temps, et acceptez de ne pas acheter parfaitement au début. L’expérience coûte parfois quelques euros, mais ne vous découragez pas pour autant ! Grâce à cet article, vous serez quand même armée pour ne pas tomber dans les pièges de débutants et vous retrouver avec un ticket long comme le bras à la caisse.

Finalement c’est toujours une question de choix et de priorité : quelle importance donnez-vous à ce que vous mettez dans votre corps et à votre niveau d’énergie ?

Et vous, quel est votre budget nourriture par semaine ? Avez-vous des trucs pour ne pas trop dépenser tout en vous nourrissant sainement ?

A bientôt

 

être belle au naturel

 

 

 

 

Camille
 

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